Le temps a toujours joué en la faveur de Bonnezeaux.
Ce jeune vin tient de son terroir cette exceptionnelle prédisposition à la maturité qui lui confère, dès ses premières années, un caractère unique.
Si riche, si jeune, voici un jeune qui ne va pas attendre 107 ans …quoi que.
Le vignoble du terroir
Au sud de la Loire, à 20 km d’Angers, l’appellation s’étend sur les pentes raides de trois coteaux aux sols caillouteux ou argilo-schisteux.
L’exposition au sud et au sud-ouest ainsi que la présence de brumes matinales s’élevant du Layon, favorise la sur-maturation du raisin et l’apparition de la « pourriture noble ».
L’encépagement
Cépage exclusif, le Chenin, ou «Pineau de Loire», livre ici une expression précieuse et racée de son caractère.
Les grappes sont récoltées à la main, par tries successives, au fur et à mesure que les raisins parviennent à sur-maturation.
Les vins
D’une lente fermentation naît alors un vin moelleux ou liquoreux dont la robe d’or tendre va s’enrichir au fil des années de reflets cuivrés. Très marqué dans sa jeunesse par le parfum du raisin, le bouquet des Bonnezeaux évolue d’abord vers des notes d’acacia, de verveine et d’écorce d’orange avant d’atteindre une extraordinaire complexité aromatique, mêlant des échos de coings très mûrs, d’abricots compotés, de caramel, de fruits exotiques sur un fond de souvenirs épicés. Peu de vins offrent une aussi grande aptitude à se bonifier en cave…certains amateurs possèdent des bouteilles plus que centenaires !
Les conseils du vigneron
Servir entre le 8° et 10° à l’apéritif, avec un foie gras poêlé ou en terrine, des crustacés et des poissons en sauce, des fromages bleus ou encore des desserts aux poires et aux amandes.